L'habitabilité : le message du vivant pour nos collectifs
Cet été, j'ai découvert une idée qui m'a particulièrement marquée en écoutant Baptiste Morizot et Laurent Neyret, les auteurs du livre « Liberté, dignité, habitabilité. Donner au siècle la valeur qui lui manque « : notre époque a besoin d'ajouter une nouvelle valeur fondamentale à celles déjà reconnues par nos sociétés, l'habitabilité de la Terre.
Les auteurs considèrent que nos valeurs telles que la liberté, la dignité ou la sécurité ne peuvent exister durablement que si les conditions permettant la vie sur notre planète sont préservées. Ils plaident pour un changement de regard : ne plus considérer le vivant comme un simple décor ou un ensemble de ressources, mais comme la condition même de toute prospérité humaine.
Voici les idées clés que je retiens :
- Préserver l'habitabilité de la Terre est le défi majeur de notre siècle.
- L'habitabilité est un bien commun à protéger collectivement.
- Nous faisons partie du vivant et dépendons de lui plus que nous ne le pensons.
- Le vivant est un partenaire avec lequel coopérer, pas seulement une ressource à exploiter.
- Nous protégeons mieux ce que nous apprenons à observer, comprendre et apprécier.
Ce livre résonne avec ma conviction que l'observation du vivant est une source d'apprentissage pour nos relations humaines et pour nos organisations.
Cette notion d'habitabilité peut être transposée aux organisations : de la même manière que nous devons préserver les conditions du vivant sur Terre, nous avons à prendre soin des conditions qui rendent un collectif « habitable » : la confiance, la qualité des relations, l'écoute, la diversité, le sens et la préservation de l'énergie des personnes.
J'observe souvent dans les organisations que les difficultés naissent lorsque l'on perd de vue les interdépendances entre les personnes et les équipes, les métiers ou les parties prenantes.
Le vivant nous enseigne au contraire qu'aucun système durable ne fonctionne en isolant ses composantes : la coopération n'est pas une option, elle est une condition de survie et de prospérité.

